Et je pèse mes mots...·Res Politicus

Bienvenue à Donaldville (ou pas…)


La pensée du jour
La conscience n’est dans le chaos du monde qu’une petite lumière, précieuse mais fragile.

Louis Ferdinand Céline

L’humeur du jour
Ô combien j’aimerais n’avoir que des billets légers, drôles ou félins à pondre.
Impossible.
J’ai beau volontairement éviter les médias classiques, on n’échappe pas à la Trumperie ambiante.
Pas plus qu’aux scandales au timing impeccable de la campagne présidentielle.
Encore moins aux faits divers dont la cruauté n’égale que la bêtise, comme la noyade d’un jeune migrant noir de peau, filmée en direct, sous les lazzi les quolibets de bourrins italiens même pas avinés.

Une mort à Venise moins mentionnée aux JT de Pernault et Delahousse que la dernier film d’un people ou le carnaval de Limoux…


Quand Donald Trump a commencé à s’imposer face à ses adversaires, on était nombreux à se dire, presque en mode incantatoire : « il est trop (au choix) con, peu cultivé, élégant, affuté pour la politique, diplomate, consensuel pour l’emporter ». Suivre son fil twitter est un toujours un grand moment.
En face de lui, les démocrates eurent le choix entre un vieux (Bernie Sanders) et une femme (Hillary Clinton).
Ce fut la guerre des casseroles. Les mails d’Hillary contre les déclarations d’impôts du Donald. On connait l’issue de la finale.
Une semaine après l’investiture, l’auto-satisfait Donald, dont le vocabulaire s’étend de AMAZING à GREAT, réinvente la réalité (des vérités alternatives/ »alternative facts »), muselle les médias classiques et signe des décrets qui détricotent en une minute des années de diplomatie ou d’avancées sociales.…


Parlons IVG. Samedi dernier, les #womensmarch étaient partout, même en France. Qu’on ne touche pas aux droits des femmes !
Le lendemain (mon Dieu, mais quelle HONTE) les fâcheux-fâchés du cul défilaient dans Paris pour tenter de revenir sur le droit des femmes à disposer de leur corps. Marion Maréchal-nous-voilà, dans un élan de lucidité involontaire, avançait un argument massif « je suis un accident ».
Le surlendemain (mais sans rapport, le planning non familial du Donald ne tient pas compte du reste du monde ni même de son pays), Donald supprimait les subventions IVG. Avorter en France, c’est plutôt discret et rapide, avec un véritable accompagnement. Aux Etats-Unis, hier encore, c’était plus compliqué et souvent assorti d’une haie de déshonneur devant les centres spécialisés, tant pour la patiente que pour les médecins, parfois menacés physiquement…


Parlons maçonnerie. Donald le veut son putain de mur. Il a toutefois refusé de rencontrer son homologue mexicain au prétexte que la rencontre aurait été stérile. Son mur sera donc une procréation onanique, financée par les impôts des mangeurs de burgers… Même si, aucun doute là-dessus, il va tout faire pour blâmer les mexicains de refuser la facture. Entre ça et l’Alena, le chili va refroidir vite entre les deux voisins.
En même temps, imaginez-vous imposer à votre voisin à la fois l’apparition d’un mur ET son financement au prétexte que l’invasion sonore ou visuelle vous serait trop pénible ?).


Parlons sécurité. Pour protéger son peuple – et en oubliant opportunément le nombre de morts par armes autorisées, de la main de blancs bien chrétiens ou le fait que les attentats commis sur le sol américain ne venaient pas d’eux – il vient d’interdire l’entrée du pays aux ressortissants de 7 pays musulmans, créant, si c’était encore nécessaire, plus de division et de chaos. Rassurez-vous, il a soigneusement évité les pays avec lequel son « empire » fait des affaires…

On peut rire de sa touffe orange et ses autoritarismes dignes d’un JR Ewing, de sa bouche en cul de poule ou de sa goujaterie envers sa femme (qui n’a rien d’autre à faire que de poser, en couverture de Vanity Fair, mangeant des diamants et autres bijoux – candidats du peuple, nous voilà), il n’en demeure pas moins que Trump n’est pas un sujet de moqueries : il a le pouvoir.
Et il s’en sert.
J’attends avec inquiétude le moment où il bloquera les manifestations qui fleurissent comme un printemps américain précoce.

A moins qu’il ne joue jusqu’au bout la triste pièce « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours »
Le cadeau du jour
Vœu trop pieux

donald

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10 réflexions au sujet de « Bienvenue à Donaldville (ou pas…) »

  1. Merci Pooky pour ce billet. J’en partage totalement le contenu et je crains pour le droit des femmes. C’est Simone de Beauvoir qui écrivait: N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.

Chic ! Un message :)

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