Et je pèse mes mots...

Et maintenant ?


La pensée du jour
Nous sommes TOUS visés. Aussi, désormais, sommes-nous TOUS responsables de la survie ou non de la société ouverte.
Unis dans la résistance.
Raphael Glucksmann

L’humeur du jour
J’avais deux préoccupations de compét’ pour occuper mon week-end : faire du sport, parce que ma tenue du 3 décembre est en T34 et qu’un gramme de trop fera tout craquer, et terminer la mise en page d’un recueil scientifique, parce que le 3 décembre, ma tenue ne fera pas le poids face à un document manquant.
On est vendredi 13, il est 19h00, j’en ai plein le popotin des textes scientifiques et je n’ai qu’une envie : me reposer.
J’prendrais bien un verre, moi…

Le week-end plus court de ma vie.
Vendredi 13, 19h15 au vendredi 13, 21h30.

Tout se fige dans une mauvaise rediffusion d’un mélange de 11 septembre et de 7 janvier.
Les chaines d’infos en boucle, parfois voyeuristes, les réseaux sociaux diffusants avis de recherche si utiles et les commentaires à chaud.
L’émotion en première ligne, la réflexion happée par les visuels, vite remplacés par le verbiage, la diarrhée verbale, les questions stupides « vous avez été blessé, mais gravement ? », les déclarations d’unité (début de phrase) ponctuées de « oui mais » (fin de phrases) des leaders d’opposition.

J’ai vite limité les infos.
Trop hypnotisantes.
Trop de blabla,
de remplissage,
trop d’indécence sous couvert de gravité.
J’irai les lire plutôt (sinon je recommande des pistes de réflexions en regardant le replay #onestsolidaire sur France2).
Déjà des récupérations politocardes…

J’ai trop peur qu’on reparte, comme en janvier, comme en septembre, dans des discussions sans fin sur la forme au détriment du fond.
qu’on se tape un rassemblement, une marche blanche, une communion dans une unité factice – nous étions tous Charlie? fine! on est tous Paris ! – soluble dans le bruit des pétards, les prochaines vacances/élections/vague de migrants, dans la prochaine émotion, qu’on zappe parce qu’une atrocité en remplace une autre.

Je ne me sens pas capable d’aller scander, bravache « même pas peur ».
Comment ne pas avoir appréhension à l’idée de prendre la ligne 4 et le train chaque jour ? D’aller au ciné, au théâtre, à un concert ?
Certes, grâce au blond aux yeux bleus kalachnikové du Bataclan, on ne stigmatisera plus « que » les barbus.
Mais on sait aussi qu’aucun lieu n’est en totale sécurité.

L’ennemi est protéiforme, déterminé, armé.
Il a le visage de tous les inconnus…

J’prendrais bien deux verres, moi…

Le cadeau du jour
fluctar nec mergitur
image

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14 réflexions au sujet de « Et maintenant ? »

  1. moi aussi je me sens mal, je déteste la violence, car la violence engendre la violence.
    je m’interroge et ne m’attends pas à avoir les réponses à mes questions à la TV.
    j’ai trouvé un site « les crises » qui donne maintes infos, parfois redondantes, mais mieux vaut 2 fois que zéro.
    où est la responsabilité de nos dirigeants dans ce déferlement de violence ?
    pourquoi ont ils fourni des armes à Daesh ?
    oui, nous sommes en guerre mais c’est nous qui sommes allés la faire en Syrie et ailleurs avant !
    et si le pétrole et toutes les ressources minières étaient à l’origine de ce carnage, de ceux qui ont précédé et peut être de ceux qui suivront ?
    déjà arrivent dans ma boite mail des messages racistes, ils ont la réponse cinglante qu’ils méritent.
    mais comment rétablir des vérités face à tous les mensonges diffusés à longueur d’antenne ?
    j’en aurai des choses à dire … mais je me rends compte combien il est difficile de faire entendre autre chose que ce qui est véhiculé par les médias.
    il semblerait qu’Obama et Poutine proposent ensemble un cessez le feu et des négociations sous l’égide de l’Onu … c’est l’info de dernière minute pour moi …
    j’attends, j’espère que la raison l’emportera sur les manigances.

  2. Nous sommes tous impliqués que nous le voulions ou non dans cette guerre invisible du fanatisme. Que faire ? prier ( ma mère 91 ans pour les blessés), mettre des bougies( ma petite fille sur les réseaux sociaux)

    Moi qui ai été tabassée gratuitement par des petits cons qui avaient trop bu ( j’ai donné quelques mois d’hospitalisation sans contre partie). J’ai fini par faire mon deuil de cette histoire parce qu’ensuite ma vie a été heureuse.
    Je suis inquiète parce que l’incivilité ruine le quotidien de tous…
    Je suis ravie que Pooky s’inquiète de sa tenue. S’habiller pour plaire et se plaire ; pour faire honneur ; quelque soit les multiples motivations, d’une certaine manière, c’est rendre hommage à la fonction que l’on occupe.

  3. ce qui me fait peur aujourd’hui, c’est l’amalgame que l’on fera ! tous ne sont pas des pourris …..mais certains ont le cerveau tellement petit qu’ils ne feront pas la distinction et attiseront la haine de ceux qui sont dans leur cas ! je pense aussi à toutes les personnes qui sont confrontées au quotidien à ce danger, surtout à mes enfants bien sûr, et c’est humain….

  4. Pour le moment, j’ai juste peur. J’ai écouté le début de on est tous solidaire. certaines paroles ont fait du bien, on remis la peur comme moteur… mais au final, là, tout de suite, maintenant, j’ai juste peur et je suis en colère.

Chic ! Un message :)

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