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L’importance d’être constant


La pensée du jour
Il y a deux tragédies dans la vie : l’une est de ne pas satisfaire son désir et l’autre de le satisfaire.
Oscar Wilde

L’humeur du jour
Pour adopter un enfant, il faut trois choses : de la volonté, du temps et de l’argent.

Après l’obtention de l’agrément, le plus compliqué commence .
Un adoptant est automatiquement en liste d’attente dans son département. Il peut librement écrire à d’autres départements susceptibles d’avoir l’enfant qui correspond à celui pour qui l’agrément a été obtenu.
Ça, c’est la partie la plus simple. De l’écriture et un timbre.
Mais cela ne concerne que l’adoption d’un pupille de la nation et il n’y en a pas tant que ça de « disponibles » – je le précise, car l’idée reçue, ce qu’on me dit le plus souvent c’est : « pourquoi c’est si long, avec tous les petits malheureux qui attendent une famille »…
Les enfants en orphelinats ou « placés » ne sont pas tous adoptables ; ils ont parfois encore une famille ou un lien familial.

Impossible de trouver le nombre de petits français adoptés en 2014.
Par contre, la presse s’est fait l’écho de la chute impressionnante du nombre d’enfants adoptés par des français à l’étranger. Oubliant de rappeler qu’aucun petit français ne sera jamais adopté en dehors de son pays.

Je savais que j’allais devoir tout d’abord identifier les pays où l’adoption n’est pas fermée aux célibataires. Je ne veux prendre aucun risque, alors direction le site officiel du gouvernement pour imprimer la liste.
Ensuite, je contacte l’Agence Française de l’Adoption (AFA). C’est gratuit. Mais contraignant. Il faut y sélectionner LE pays où on souhaite adopter, pas le continent, pas un type d’enfant, non UN pays. Puis envoyer une lettre de motivation avec copie de tout notre dossier (les évaluations psy et sociales).
Pour l’Afrique, dans mon cas de célibataire, il n’y en a (via l’AFA) que 2. Mais il faut respecter les règles et passer régulièrement dans la zone actualités du site internet pour savoir quand est publié un « appel à candidature ». Et là, c’est la surprise. Il ne faut pas envoyer le dossier « avant telle date » mais « tel jour, cachet de la poste faisant foi ».
Faut pas se louper…
On – la jeune femme de l’AFA – me conseille donc de passer par des OAA, des organismes agréés pour l’adoption.

Le plus long sera l’identification de l’OAA qu’on va solliciter, puis espérer qu’ils acceptent votre dossier – payant cette fois, il faut compter 4000 euros par dossier déposé, plus les frais qui viendront ensuite. Ça calme les revenus modestes et ça va demander d’être rigoureux dans son choix. N’en déplaise à Ingrid Chauvin, nous ne sommes pas tous égaux dans le monde de l’adoption – et je m’estime dans la moyenne haute, si je compare mon profil à celui d’une celib avec moins de moyens intellectuels et/ou financiers, mais la même envie légitime.

Reste la risquée adoption individuelle. Risquée car potentiellement illégale (tout le monde se souvient de l’arche de Zoé) mais aussi parce que là où les OAA labellisées « état » sont transparentes quant à l’histoire et la santé de l’enfant, on peut tomber sur des grigous qui après des échanges de photos vous proposent un petit handicapé mental.

Adopter nécessite du temps. Pour se renseigner, appeler ici et là, écrire et monter son dossier se rendre disponible.

Il y a donc ce qu’on peut faire le soir en rentrant du boulot ou le week-end, limité essentiellement à la lecture de tout ce qu’on peut trouver  et ce qui demande qu’on prenne des jours pour s’y consacrer efficacement comme la rédaction de lettres de motivations ou passer des appels trop personnels pour le faire entre deux au bureau.
Viendra ensuite le temps du séjour sur place.

Adopter demande de l’argent. Si l’agence française de l’adoption offre ses services, il faudra ensuite compter « sur le terrain » de 17 à 21 000 euros pour Haiti par exemple.

Accessoirement, il faut aussi le cœur solide : l’agence française précise que pour un certain pays, on ne peut actuellement qu’y adopter des enfants de plus de 9 ans, atteints d’hépatites ou de VIH. Imaginons la France en faisant autant avec ses petits malades… étrange ou cruel que ces enfants « moindres ».
Plus que tout, il faut de la volonté.

De l’importance d’être constant…

Le cadeau du jour

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13 réflexions au sujet de « L’importance d’être constant »

  1. Ben, bon courage, c’est franchement le parcours du combattant et en plus il faut avoir le porte monnaie bien rempli. Je te souhaite de réussir, si tu as besoin d’un coup de pouce, je suis là, tu le sais……! lorsque tu auras trouvé ta petite perle l

  2. Tiens bon !!
    Il y a forcément un enfant quelque part qui rêve d’avoir une maman comme toi et une association assez intelligente pour s’en rendre compte

  3. Merci pour ces explications Scratchy, je me doutais que c’était le parcours du combattant, mais je ne doute pas de ta tenacité.

  4. pour info, dans mon département, en 2014, 3 pupilles adoptés.
    Concernant l’adoption individuelle… oui, il y a eu l’affaire arche de zoé, et d’autres… mais lorsqu’on respecte les règles et qu’on ne se laisse pas aveugler par des promesses hallucinantes, ça peut très bien se passer. ça se passe souvent bien. même si ça reste long… très long.
    Après le tremblement de terre en Haiti, il y a une OAA qui a été confrontée à ses mensonges. Elles avaient attribués des enfants qui n’existaient pas… bref.

    Je te souhaite plein plein de courage. je sais que tu n’en manques pas. mais je sais aussi que parfois, un petit bonus ne fait pas de mal!

Chic ! Un message :)

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