Et je pèse mes mots...

« Ho, un camp de Marguerites »


La pensée du jour
Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache.
Alphonse Allais

L’humeur du jour
Toujours plus fou, toujours plus (in)con(scient), toujours plus guidé par le profit maximum et immédiat, l’homo economicus a transformé un des plus vieux métier du monde en bouse industrielle.
Une vache. On peut lui prendre son lait, sa peau, sa viande. On peut le faire noblement, en la laissant gambader, manger de l’herbe, vivre une gentille vie de vache, oui oui, comme dans « Heidi à la montagne », ou on peut la parquer avec ses congénères dans un camp où elle passera de la mangeoire remplie de choses indéterminées à la traite sans que jamais une main gentille ne lui touche les pis.
On peut me parler de rentabilité, je m’en fous.
Dans ce domaine particulier, je préférerais qu’on retrouve la notion de production « artisanale », pas de fabrication à haut débit.
J’aimerais qu’on respecte les animaux dont nous nous nourrissons;
qu’on retrouve des valeurs « à l’ancienne », qu’on réalise qu’une usine robotisée n’arrivera jamais aux chevilles d’une ferme en terme de qualité. Qu’on s’interroge sur la monstruosité de vie qu’on est en train d’ériger en norme.
Fabriquer toujours plus, et à coûts moindres (sans anticiper que réduire les coûts induit réduire le service, supprimer de l’humain et donc créer chômage et précarité – cessons de tout dissocier !).
Bien sûr, j’ai signé la pétition anti « ferme des 1000 vaches » et j’exclue de mon panier tout ce qui est issu de ces camps pour bovins.
Question de principe.
Il n’y a pas, selon moi, de petite action, mais l’importance d’être cohérent en toutes choses.

Le cadeau du jour
La pétition anti camp pour vache, c’est ici
96675524

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12 réflexions au sujet de « « Ho, un camp de Marguerites » »

  1. J’adhère à 100%.
    As-tu lu « faut-il manger les animaux »? Après ce livre je n’ai plus avalé de viande pendant 6 mois notre problème c’est d’être de moins en moins en contact avec les ressources, végétales et animales. Juste retour de la nature en ville avec tous les projets de jardins collectifs, d’abeilles sur les toits, de compostage. Dans ma commune, deux chevaux de trait tirent un véhicule pour vider les poubelles publiques et quand il circule à vide, les enfants y montent parfois pour faire un tour du quartier. On laisse aussi dans les parcs et zones vertes pousser des espèces indigènes pour les oiseaux et insectes.
    Il faudrait que je fouille un peu ma mémoire mais je me rappelle d’un auteur assimilant le traitement qu’on inflige aux animaux aux camps d’extermination ;O(
    Bon vendredi ;O)

    1. C est de la torture. Encore plus quand tu vois ce qu on leur fait manger!
      Cette ferme des 1000 vaches, qui ne devrait mm pas s appeller « ferme » est une hérésie totale.
      Tu vas voir que bientôt on leur prendra leurs dents pour… ha ben non. Elles ne sont pas en or 😉

  2. manger bio est une des façons de choisir des produits qui ne sont pas issus de ce type d’élevage, n’est-ce pas ?
    parfois je choisis des produits bio car je ne veux pas manger de choses chimiques que je ne contrôle pas
    parfois je choisis des produits bio car je veux être le moins possible en contact avec des allergènes
    parfois je choisis des produits bio car je ne veux pas encourager la pollution des sols ou l’utilisation non contrôlée de produits qui dégradent l’environnement
    parfois je choisis des produits bio car je sais que les animaux qui ont donné les ressources (lait, oeufs…) qui ont servi à les fabriquer n’ont pas été trop mal traités
    parfois je choisis des produits bio car je voudrais préserver au maximum mes enfants de cette « nourriture industrielle »
    en fait, oui, je choisis souvent des produits bio (par exemple sur http://www.drivemaraicher.fr)
    et pour finir cette citation : « ne mange rien que tes arrière-grands-parents ne reconnaitraient pas comme étant de la nourriture »

    alors, l’aile ou la cuisse ?!!

    (je file signer la pétition)

  3. Toujours gênée par le « à l’ancienne » qui me fait plus penser à la pub Bonne Maman qu’à la réalité de la vie sur une ferme qu’ont connue mes parents et moi même indirectement le jour où j’ai vu mon lapin Filou servi en pâté avec ses congénères de clapier sur la table dominicale (RIP) …..

    Si on parle de « bien être animal », les vaches de cette ferme n’auront pas moins de considération, d’hygiène et de soins que n’en avaient celles de mes grands parents dans les années 50. Voir peut être même plus. Nos aînés étaient durs avec leurs animaux, très durs.

    Est ce que la vie d’un bovin de la ferme des 1 000 vaches sera « pire » ou « meilleure » que celle d’une limousine coincée en stabulation au bord de la A26 nourrie à l’ensilage en 2014 ? Où elles ont même pas le loisir de voir passer les trains, puisque de toute façon les TGV passent trop vite.
    Je ne sais pas, suis pas psy animal ….

    Il est grand temps de s’intéresser à la façon dont sont élevées les bêtes, et pas juste dans le cadre de ce projet aussi pharaonique que stupide. …. Cette idée de ferme des 1 000 vaches me semble juste d’une bêtise abrutie sans nom. Qu’on se remette au productivisme à l’heure où tous les voyants clignotent en faveur de l’agriculture sinon bio au moins raisonnée …… Ca me défrise !!!!!

    Mais c’est tout aussi dramatique que depuis des années, pour que le français moyen ait l’impression de manger de la viande 5 fois par semaine, on nourrisse les bêtes (dans de bonnes fermes « à l’ancienne ») avec un ensilage et du maïs complètement dégueulasse, qui pompe des hectolitres d’eau. Le résultat ? Des rayons « viande » bien achalandés d’une mixture protéinée dégueulasse, d’un muscle plein de flotte et bourré d’antibiotiques.

    Moralité : soutenons le bio indeed !!!! Qui peut être rentable, mais pas si les agriculteurs sont pressurisés par la grande distribution pour tirer ses coûts vers le bas. Mon oncle vient de prendre le Grand Tournant, il a ouvert sa boutique de produits bios …. et ça marche !

    Signé : la vache enragée :p

    1. ha… tu mets ce que tu veux derrière ce « à l’ancienne », moi je me réfère à un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre. Une époque où les légumes poussaient à leur rythme, les poulet aussi et oui, le lapin que tu nourrissait finissait parfois dans la moutarde mais il avait bouffé de la luzerne avant
      une époque où ce métier de la terre était dur, soumis aux aléas de la nature, aux caprices de la météo mais pas aux exigences des hyper. j’ai connu une vie avant les grandes surfaces, avant ce besoin de tout tout de suite et en quantité et calibre
      sans parler forcément du bio-bobo des parigots (on a les deux extrêmes, ceux qui vont vouloir des légumes beaux et ceux pour qui moches = super bios) revenir à une agriculture intelligente, en fonction des besoins

      à l’ancienne, ce n’est pas le pseudo « à l’ancienne » dont tu parles, mais le vrai. l’animal dans son pâturage. pas nourri aux farines animales

      à l’ancienne, c’était une époque différente. tout n’état pas mieux avant – pour tien au monde je ne voudrais de l’habitat des cambrousses des années 50, mais est-ce que les HLM ont été une réponse adéquate, ave le recul ? – mais le retour à plus de bon sens dans bcp de domaines serait une bonne chose

  4. Mais peut on vraiment en vouloir aux agriculteurs d’avoir voulu un travail moins dur ?……. La mécanisation et l’amélioration des engrais a transformé leur métier et leur a permis de ne plus être entièrement dépendants des aléas climatique . … Ce n’est pas uniquement une mauvaise chose ! Ca reste un métier rude, où à moins de se mettre en GAEC, ils peuvent faire une croix sur la vie de famille et les 5 semaines de congés payées

    Et s’ils ont pour beaucoup cédé aux sirènes du productivisme, c’est encore une fois par faute de l’étau de la chaîne dans laquelle ils sont pris. Alors oui à la reprise en main des filières alimentaires par les producteurs en direct aux consommateurs, les « circuits courts » déjà mentionnés ci dessus.

    Pour le futur, je suis sûre que nous voulons la même chose. Et je comprends l’idée du « bon sens » que recouvre l’expression « à l’ancienne »

    Mais en tant qu’époque, cela n’a jamais existé, d’où mon tiquage. C’est un objectif vers lequel il nous faut tendre, vers lequel nous pouvons tendre en réussissant à mettre les progrès techniques au service du « mieux produire », mais la référence au « avant » ne peut pas être un objectif. Allons de l’avant ! 🙂

    Et la conciliation est possible …

    *minute auto promotion*

    http://www.agro-media.fr/actualite/agroecologie-ferme-bio-vendeenne-primee-modele-dagriculture-durable-16825.html

    (non c’est pas la ferme de tonton, mais c’est juste à côté et je suis très fière que les rayons de Naturalia et autres Nouveaux Robinsons regorgent de produits de ma région !)

  5. J’adore les vaches et il ne me viendrai pas à l’idée d’en manger… juste encore du fromage bio mais pas besoin de la tuer pour cela…
    Et tu as raison, il n’y a pas de petites actions, juste de la cohérence avec ses idées

  6. Trop facile la viande sous cellophane, trop facile à acheter sans même penser qu’il y avait un être vivant, avant. Tellement facile qu’on en consomme trop, et pour alimenter cette consommation, des camps de Marguerites… une barbarie moderne!

Chic ! Un message :)

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