Billet allégé.

Lisons Dumas


La pensée du jour
« Je viole l’histoire… mais je lui fais de beaux enfants »
Alexandre Dumas

L’humeur du moment
Je crois que j’ai toujours aimé lire. N’est ce pas tout bonnement magique cette façon qu’ont de simples lignes de se traduire en images – en couleur s’il vous plait – dans une imagination ?

J’ai commencé assez traditionnellement avec« Heidi » avant d’enchaîner les « Club des 5 ».

Puis, un jour, j’ai rencontré Dumas et ses « romans historiques ».
J’étais un peu jeune pour les apprécier pleinement et je ne retins que « Les trois mousquetaires » collant alors à Dumas une étiquette d’auteur de romans « de cape et d’épée » joyeux, spirituels, turbulents, courageux et batailleurs. Je dévorai dans la foulée « 20 ans après », mais le considérai alors bêtement comme une erreur de parcours de ce cher Dumas pour cause de vieillissement des héros et noirceur inattendue – impardonnable!

Le temps a passé, je me suis plongée dans l’histoire et grande admiratrice du roi Henri, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de la « trilogie des Valois ».

J’ai fait ce que j’ai l’habitude de faire lorsque je veux tout lire d’un auteur. Je me procure plusieurs biographies pour tenter de le connaître d’abord en tant que personne avant de plonger dans sa production.

Dumas. Quelle rencontre !

Admirez l’élégance de sa répartie… A quelqu’un qui le questionnait sur sa négritude, il répondit «Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »
Quelle classe!

Sensible, génial, drôle, gourmand de tout, infidèle (sauf à sa mère), faible, mégalo, talentueux, prolifique, mauvais gestionnaire et père approximatif- notamment d’un fils homonyme académicien, produisant à la commande, se reproduisant aléatoirement et aussi généreux en amitié qu’en écriture.

Dumas père est un des rares auteurs qui réussit à écrire des drames – je n’ai pas encore trouvé de comédie dans ses œuvres – où les héros montent à l’échafaud le sourire aux lèvres en taquinant le bourreau. Tout est noir, sanglant, sans issue. Aucune histoire d’amour ne survit que ce soit chez Margot, Maison Rouge ou Dantes. Même les enfants passent littéralement à la trappe !

Alors faisons fi de la mort de d’Artagnan, d’Athos et de Porthos (oui, le Titanic COULE à la fin) et pensons-y…

Dumas père, c’est de la Tragédie grecque où on marche vers la mort avec panache.
Dumas fils, c’est tousser jusqu’à la mort dans son lit, en regrettant tout de sa vie.

Pour le moment, j’en resterai donc au père.

Le cadeau du jour
Un portrait moins habituel d’Alexandre jeune

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5 réflexions au sujet de « Lisons Dumas »

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